J’ai attendu vingt-cinq ans avant d’oser monter sur scène. Non pas parce que la musique était absente, mais parce qu’il m’a fallu du temps pour accepter que ma voix avait, elle aussi, le droit de prendre sa place. Depuis, je chante pour donner une forme à ce qui me traverse : les blessures que l’on garde en silence, les départs, les recommencements et la lumière que l’on cherche lorsque tout vacille.
Mon parcours n’a jamais suivi une route linéaire. J’ai représenté la France au Changwon K-Pop World Festival, en Corée du Sud, où j’ai atteint la finale internationale et reçu le prix de la meilleure performance vocale. J’ai ensuite participé à X Factor Malta, puis j’ai atteint les quarts de finale de The Voice France. Ces aventures m’ont offert des scènes et des rencontres exceptionnelles, mais elles m’ont surtout appris qu’aucune opportunité n’a vraiment de sens si elle nous éloigne de ce que nous sommes.
Je définis ma musique comme une pop-dance cinématique : une rencontre entre ma voix de ténor, l’énergie de la pop, des influences venues de la K-pop et une mélancolie qui refuse de rester immobile. J’aime créer des chansons qui peuvent faire danser tout en racontant quelque chose de profondément intime, celles dont on ressent d’abord l’élan avant de découvrir la blessure.
Cauchemar et Web of Lies ont été les premières portes ouvertes sur cet univers. Avec Dernière Valse, sorti le 11 décembre 2025, j’ai trouvé un chemin plus personnel. J’y reviens sur ma première confrontation au deuil, à l’âge de dix ans, et sur les traces que certaines absences continuent de laisser durablement. Écrire cette chanson m’a permis de poser des mots d’adulte sur une émotion restée suspendue dans l’enfance.
Aujourd’hui, je termine Fragments, mon premier album entièrement écrit et interprété en français, dont la sortie est prévue en 2027. Je construis ce projet en totale indépendance, de la musique à l’image. Désormais installé en Bretagne, je l’aborde comme un nouveau départ. L’eau, la lune et la lumière qui traversent mon identité visuelle ne sont pas seulement un décor : elles racontent le mouvement, les cycles et tout ce que l’on apprend à regarder autrement. Avec mes chansons, je veux créer un espace dans lequel l’on peut danser, ressentir et se reconnaître, sans avoir besoin de cacher ce qui tremble.